Conseil départemental de l’Ordre des chirurgiens-dentistes du Rhône

Dernières brèves

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Dr Alain CHANTREAU



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du Conseil départemental de l’Ordre des chirurgiens-dentistes du Rhône.


André Gide disait : « Toutes choses sont dites déjà ; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer. »
Je vais donc peut-être me répéter, mais je pense que c’est nécessaire. Nécessaire parce que j’ai maintenant l’expérience de quatorze années de présidence et que je puis dire que beaucoup de choses qui se reproduisent fréquemment sont à l’origine de soucis d’ordre divers.
Dans le terme conseil de l’ordre deux mots peuvent être sortis de leur sens ponctuel, c’est conseil et ordre. Dans le langage courant, l’ordre est ce qui permet que tout se déroule sans accroc, c’est donc le respect des règles édictées. C’est d’autant plus important, pour tous les confrères et consoeurs, que depuis la mise en place du registre partagé des professionnels de santé (RPPS) le conseil départemental est le collecteur unique des documents de chaque praticien inscrit au tableau et c’est à partir de cette base de données que ces renseignements sont dispatchés aux différents organismes : CPAM, ASIP Santé (carte CPS).
J’ai pris l’habitude, depuis quelques années, de recevoir personnellement tous les nouveaux inscrits au tableau de l’ordre du Rhône et cela me permet de mieux les informer sur le fonctionnement de la profession. J’ai ainsi bon espoir que les plus jeunes comprennent et suivent mieux que leurs anciens les contraintes administratives qui nous sont imposées. Mais c’est à tous et à toutes que je rappelle que tout changement, le plus infime soit-il, dans leur vie professionnelle doit nous être communiqué sans délai.
A ces nouveaux inscrits j’explique aussi le rôle de conseil que nous exerçons. Ce rôle est au service de tous les confrères et consoeurs, mais aussi de tous les patients.
Pour les patients, il faut bien préciser que nous ne sommes pas habilités à donner un avis sur un plan de traitement ou sur la valeur d’un traitement effectué, mais que nous pouvons donner des explications complémentaires à celles données par le praticien ou indiquer la marche à suivre quand se pose un problème.
Pour nos confrères, beaucoup de choses peuvent les amener à nous consulter, prenons par exemple le cas de la signature d’un contrat, quel qu’il soit. Il est de règle que ce contrat nous soit communiqué dans le mois suivant sa signature. En réalité, il doit nous être adressé avant le début de l’exercice afin que celui-ci soit connu de la CPAM dès qu’ils exercent pour qu’ils puissent facturer leurs soins. Quant à moi, je préfèrerais même qu’un projet du contrat nous soit adressé pour avis avant la signature du contrat définitif. Ceci n’est malheureusement pas une obligation mais je redis à toutes et à tous que nous sommes à leur disposition pour les conseiller si un point peut leur sembler poser problème, ou même attirer leur attention sur un détail important qui aurait pu leur échapper. Ceci est valable pendant toute la durée de leur vie professionnelle et non limité à son début, et pourrait éviter bien des litiges survenant par la suite.
J’en viens d’ailleurs maintenant à évoquer les litiges, que nous essayons le plus possible de résoudre à l’amiable. Ce sont souvent, dans 90% des cas, des problèmes posés par un manque de communication entre le praticien et son patient, ou un manque de compréhension de ce dernier.
Il est de plus en plus important de prendre le temps de bien expliquer le déroulement du traitement que vous proposez à votre patient. Certes le devis est obligatoire en cas de prothèse, de traitement orthodontique ou d’acte hors nomenclature, et il doit être impérativement signé par le patient. Mais ceci ne suffit pas, il faut lui avoir fourni les renseignements nécessaires à la compréhension de ce qui lui est proposé, lui avoir expliqué les différentes solutions possibles, s’il en existe, et leur coût, afin qu’il puisse faire son choix, et lui laisser un temps de réflexion suffisant ne serait-ce que pour qu’il obtienne une réponse de sa mutuelle au sujet d’une éventuelle prise en charge complémentaire de celle de la sécurité sociale.
Enfin, le risque zéro n’existant pas, il faut lui avoir expliqué les éventuelles possibilités d’échec du traitement envisagé, ses complications envisageables, afin de recueillir son consentement éclairé. Tout ceci ne vous évite pas la responsabilité de l’acte que vous décidez d’effectuer, mais vous permet de travailler pour le bien-être de votre patient en instaurant entre vous et lui une chose essentielle : la confiance.
Voilà les quelques réflexions dont je voulais à nouveau faire part, à vous consoeurs et confrères et à vous patients. Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout et je vous redis que je suis, avec mon équipe de conseillers ordinaux, à la disposition de tous.

Docteur Alain CHANTREAU

Président du Conseil départemental de l’Ordre.


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